Les chefs d’Etat européens n’ont pas pu faire passer les 65 heures !
Hier, le Parlement européen a repoussé un projet visant à réviser la directive de 1993 sur le temps de travail.
En adoptant, à une large majorité, les amendements proposés par M. CERCAS, le Parlement permet notamment de :
- Supprimer, dans un délai de 3 ans, la possibilité de déroger à la limite maximale de 48 heures hebdomadaires et de travailler jusqu’à 65 heures par semaine (opt out) ;
- Maintenir la définition du temps de garde comme étant du temps de travail ;
- Soumettre l’annualisation du temps de travail à un accord entre patrons et représentants des travailleurs ;
- Positionner les repos compensateurs après les périodes de service et non «dans un délai raisonnable» comme le proposait le projet de directive révisée.
Après l’Euro manifestation de Strasbourg qui a rassemblé 15.000 personnes le 16 décembre autour du mot d’ordre Priorité aux droits des travailleurs, et non aux horaires à rallonge, ce vote, qui est un désaveu cinglant pour le Conseil de l’Union européenne et pour tous les tenants d’une Europe dérégulée, est la preuve que l’action syndicale européenne est efficace.
Une nouvelle phase institutionnelle, dite de «conciliation» entre le Parlement et le Conseil de l’Union s’ouvre maintenant. Une phase que le Parlement et les travailleurs abordent en position de force. Une phase pendant laquelle la mobilisation reste nécessaire.
Source: Confédération CGT




