CHRONOGESTOR :
A la recherche du temps perdu !
Dès le mois de juin, la direction a lancé sur quelques sites, dans la plus grande discrétion, l’expérimentation du badgeage en ligne. Alertée par les collègues sur place, la CGT a immédiatement posée une question en réunion du CECP de juillet.
Refus de la Direction de respecter les attributions d’information et de consultation des comités d’entreprise.
Le 20 septembre les 5 OS exigeant la suspension de ce pointage font une déclaration commune qui ouvre un débat houleux à la réunion plénière du CCE. La Direction est contrainte de suspendre la généralisation du système de badgeage en ligne. Néanmoins, une expérimentation complémentaire sur une base d’environ 2000 salariés est engagée. Le dossier sera de nouveau présenté au CCE dans quelques semaines.
La Direction voudrait lancer la généralisation avant la fin de l’année, si le personnel laisse faire…
Déjà plus de 1000 signatures sur la pétition
Une pétition s’opposant à la mise en place d’un badgeage en ligne circule actuellement dans les services de BNP Paribas. Elle remporte un franc succès puisque plus de 1000 salariés l’ont d’ores et déjà signée.
Nous avons consulté les salariés sur de nombreux sites test, pour évaluer les incidences du nouveau système sur leurs horaires. Ceux-ci sont unanimes, leur temps de travail s’est allongé de 5 minutes «quand tout va bien» à 24 minutes en cas de problèmes d’ouverture de session.
Une première remarque d’ordre général s’impose : ce système n’est pas fiable !
La direction le reconnaît elle-même et c’est ce qui l’avait conduit à accorder royalement une minute par jour de dédommagement à tous ! L’aveu est de taille ! Ce système n’enregistre pas la totalité du temps de travail.
Les aléas de l’informatique, subis chaque jour par tout un chacun instaurent une véritable loterie où les salariés les plus malchanceux pourraient perdre plus de 30 minutes par jour !
Une atteinte au temps de travail inacceptable
Pour les salariés, la perte estimée en temps de travail correspond sur une base minimum de 10 minutes par jour en moyenne, à plus de 4 jours de travail par an (10mn multipliées par 205 jours)
Sur une base de 20 minutes c’est plus de 8 jours. Et vous, sur quelle moyenne vous situez-vous ?
Pour la Direction, l’enjeu est double
Faire des économies en supprimant le parc de badgeuses, et plus important, récupérer du temps de travail gratuitement aux salariés.
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Nos patrons tentent de camoufler leur projet sous des atours qui se voudraient présentables :
- Meilleur contrôle de ses horaires par le salarié lui-même.
- Meilleure gestion d’une procédure sans carte, moins contraignante et plus fiable techniquement que les pointeuses en service aujourd’hui.
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Mais les conséquences de la mise en place de ce nouveau système pour les salariés sont tout autres
- Chaque salarié assujetti au nouveau système se voit d’emblée pénalisé de la différence de temps qui existe entre le lieu de l’ancien pointage et son poste de travail.
- Chaque salarié assujetti au nouveau système se voit pénalisé du temps d’ouverture de sa session et de l’accès au site chronogestor plus l’entrée du code d’accès.
- Aucune solution satisfaisante n’est avancée pour les situations des salariés ne disposant pas d’un TMF personnel.
Or, ce temps représente du temps de travail effectif qui doit impérativement être pris en compte.
Cette différence d’appréciation de la notion de temps de travail effectif a conduit plusieurs inspecteurs du travail à exprimer leurs réserves sur la mise en place de ce nouveau système. Les démarches auprès des services publics n’en sont qu’à leurs débuts.
La CGT ne laissera pas faire et prendra toutes ses responsabilités pour défendre les intérêts du personnel.
Toutefois, rien ne remplacera l’action collective des salariés !
C’est pourquoi, nous vous invitons, partout où cela n’a pas encore été fait, à signer et faire signer la pétition pour le retrait du projet
PETITION
Le nouveau système de badgeage sur le poste informatique nous léserait de plusieurs minutes chaque jour.
Nous demandons qu’il soit abandonné
| Nom | Prénom | Agence / Service | Signature |
Cette pétition est à remettre à un élu CGT ou bien à envoyer à l’adresse suivante :
CGT et UGICT CGT Ile de France code ACI : CSD 03A1
Les sites retenus pour la première expérimentation sont :
Le groupe de Saint Denis, le service Administration Appui Technique et de la Mutuelle.
Les sites retenus pour l’expérimentation complémentaire en plus des premiers sont :
Pour les GPAC : Nancy, Paris Sud et Rouen
Pour les groupes d’agences, Toulouse, Brive, Bordeaux Chapeau Rouge, Toulon, Monté Carlo, Angers, Lorient, Saint Quentin (dans l’Aisne), Strasbourg, Nevers, Valence, Lille, Marne la Vallée et Boulogne Val de Seine.
Pour les pôles : BFI-LSI




