Retraite
23 mars pour les retraites
Un enjeu de société
Tous les jours et sur tous les tons, le matraquage gouvernemental et médiatique bat son plein : une réforme des retraites est impérative ! Les arguments ne manquent pas.Toujours les mêmes pour justifier une régression sociale !
Pourtant, les réformes de 1993, 2003 et 2007 ont toutes eu pour même but déclaré de vouloir combler le «trou» de l’assurance vieillesse en nous faisant cotiser plus, plus longtemps. Elles ont échoué, et agrandi le soi-disant gouffre.
Le seul résultat : un appauvrissement des pensions des retraités, et des effets néfastes pour les salariés qui constituent leurs droits. Depuis 1993, les pensions de retraite ont perdu 22 % par rapport au SMIC et 16 % par rapport au salaire moyen.
Pour la réforme 2010, aujourd’hui, on nous propose les mêmes recettes. Il est fort probable que le résultat serait pire que les précédentes.
On nous propose un jeu de dupes qui vise à satisfaire les seuls intérêts patronaux.
L’état a trouvé 460 milliards d’€ pour sauver les banques, et il n’y aurait pas un centime pour financer les retraites ?
C’est exactement cela, car l’Etat participe activement à la casse de nos régimes de retraites :
- 15 milliards d’€ de paquets fiscaux aux plus aisés,
- 26 milliards d’€ aux entreprises,
- 30 milliards d’€ en 2008 pour l'exonération des cotisations sociales, en faveur de patronat,
- 1,9 milliards d’€, c'est le montant de la dette des entreprises à la Sécurité sociale
- 2,7 milliards d’€, c'est le coût sur l’année 2009 du dispositif d’exonération des charges pour les heures supplémentaires instauré par la Loi Tepa.
Le gouvernement et le MEDEF veulent continuer d’appauvrir en toute impunité 90 % de la population pour enrichir encore les 10 % les plus aisés !
Pour eux, la reforme des retraites qu’ils veulent nous imposer, c’est une misère pour le plus grand nombre, déjà :
- 64% des femmes retraitées touchent moins de 900€ mensuels,
- 36 % moins de 700€ mensuels
- 53 % de l’ensemble des retraités perçoivent moins de 1.300€
- 4 retraités sur 10 perçoivent une retraite au minimum contributif, soit pour une personne seule 677€ par mois au titre de la retraite sécurité sociale.
Mais de qui se moque t-on ?
Davantage de retraités...
...moins de financement ?
"C'est l’orientation de l’argent vers les dividendes plutôt que vers la protection sociale qui mine le financement des retraites"
Il est exact que le nombre de retraités augmente et qu’il faut consacrer davantage d’argent à la retraite.
Les gains de productivité avaient permis de doubler en trente ans la part de PIB consacrée à la retraite.Mais, depuis 1993, cette part consacrée à la retraite n'a pas évolué, alors que dans le même temps, celle consacrée au paiement des dividendes a explosé...
Comment prétendre que notre système de retraite né au lendemain de la guerre, dans une période de pénurie, serait aujourd’hui impossible à maintenir dans une société riche, avec une productivité accrue ?
C'est l’orientation de l’argent vers les dividendes plutôt que vers la protection sociale qui mine le financement des retraites, alors que des solutions existent pour financer durablement les retraites.
Reporter l’âge légal du départ en retraite, une piste comme une autre ?
L’âge légal est de 60 ans, mais, l’âge moyen de liquidation de la retraite est quant à lui supérieur à 60 ans, beaucoup de salariés ayant la nécessité de compenser des années non cotisées (chômage, femmes ayant élevé des enfants, invalidité, RMI…).
Reporter l’âge légal à 61 ans ferait passer l’âge moyen de liquidation de la retraite à 62 ans, et ainsi de suite. On voit bien le caractère pervers d’une telle logique : Sachant que seulement un salarié sur trois est en activité à l’âge de 60 ans, reporter l'âge légal de la retraite revient à les laisser plus longtemps dans une situation d’insécurité.
L'avenir des retraites est avant tout un choix de société, un choix politique qui concerne toutes les générations.
Pour financer les retraites, il faut prendre sur les profits :
- Les moyens financiers existent. Pour 2008, les patrons du CAC 40 ont déclaré 89 milliards d’euros de bénéfices. Si les stocks-options, les revenus financiers des entreprises et des Banques étaient taxées, ce sont 9 milliards d’euros qui pourraient être utilisés pour le développement social.
Pour financer les retraites, il faut créer des emplois :
- 100.000 chômeurs de moins, ce serait 1,3 milliard d’euros dans les caisses de la Sécurité Sociale dont la moitié pour nos retraites,
Pour financer les retraites, il faut augmenter les salaires :
- 1% d’augmentation des salaires, c’est 2,5 milliards de plus pour les caisses de retraite.
Alors, nos ténors politiques, et nos grands dirigeants d'entreprise, qui n’ont jamais réformé leur juteux système de retraite et retraite chapeau, voudraient nous faire croire qu’un nouveau sacrifice des salariés serait bien pour l’avenir ?
"Redonner confiance aux Français dans l'avenir de leur système de retraite n'est pas simplement un impératif social. C'est aussi un enjeu économique essentiel.
En effet, si les Français acceptaient des réformes qui se profilent, ils n'auraient pas de retraite suffisante, ils se mettraient à épargner et l'activité économique serait encore plus anémiée."
Luttons pour conserver et améliorer
notre système de retraite par répartition
Ils essayent de nous diviser, pour nous faire accepter l’inacceptable, ne soyons pas dupes.
Cette lutte passera par :
Le développement de l’emploi, la lutte contre le chômage, l’augmentation des salaires, la sauvegarde et le développement du Service Public…
Face à cette échéance cruciale, la Cgt appelle, dès maintenant, l'ensemble des salariés à se mobiliser.
Le syndicat Cgt BNP Paribas Ile de France appelle les salariés de l'entreprise à un débrayage, pouvant aller à la journée de grève :
Pour participer à la manifestation prévue le 23 mars 2010
Rendez-vous à 14h Place de la république - Côté ave de la république, devant le magasin Go sport
Rejoindre la Cgt



