Retraite
Rapport du Conseil d’orientation des retraites
Selon le rapport du COR, présenté aujourd’hui, le passage de l’actuel système Français de retraites par annuités à un système en points ou en comptes notionnels est possible, mais il ne permettrait pas à lui seul de rétablir l'équilibre financier des régimes.
Dans un système par points comme celui des complémentaires Agirc et Arrco, l'assuré acquiert, à mesure qu'il cotise, des points dont la somme sera multipliée par la valeur du point à la date où il prend sa retraite.
Dans un système de comptes notionnels comme le système suédois, l'assuré acquiert un capital virtuel constitué de ses cotisations qui sera divisé par un coefficient lié à l'espérance de vie de sa génération et fixé de façon à ce que la somme des pensions perçues par chaque génération soit égale à la somme des cotisations qu'elle a versé.
Dans ce système, l'ajustement permanent des dépenses du régime au niveau des recettes joue de manière contradictoire. Quand la masse salariale se réduit à cause d'une récession ou si l'espérance de vie augmente plus que prévu pour une génération, les pensions baissent.
Ces hypothèses semblent désormais écartées
Le rapport conclut qu'il y a une possibilité technique de passer d'un système en annuités à un système en points ou en compte notionnels.
Mais le rapport ne se prononce pas sur l'opportunité d'un tel changement.
Compte tenu de la dégradation de la situation économique et de l'ampleur des incertitudes qu'une telle révolution aurait suscitée, le gouvernement semble écarter ces hypothèses dans le cadre de la réforme des retraites.
La Cgt se félicite que le premier objectif de notre système de retraite, qui est de garantir un haut niveau de retraite, ait été réaffirmé, alors qu’était privilégiée une approche comptable et financière du pilotage du système.
L’analyse du COR a cependant ses limites
Elle privilégie largement des indicateurs qui visent à traiter notre système de retraite comme des retraites par capitalisation ou de simples assurances.
Le patronat
Il ne veut pas entendre parler d’une augmentation des cotisations, et souhaiterait faire évoluer le système de retraite pour y introduire davantage de capitalisation :
- De l'épargne individuelle encouragée par des avantages fiscaux en vue de la retraite, sur le modèle anglo-saxon.
Les crises financières successives de 2000-2001, puis de 2008-2009 ont montré combien ces modèles étaient risqués et dangereux pour les salariés et les retraités.
Voir le rapport du COR


