Dimanche 08 01 2010
   
Texte

CECP CGT.COM janvier 2008


Pour 2008 passer à l’offensive !

Quelles sont les perspectives pour 2008 ?

Celles-ci se caractérisent par une dégradation importante et rapide de la situation des salariés du secteur privé et public toutes catégories confondues, des privés d’emploi et des retraités.

L’accroissement continu de la précarité, les pressions à l’allongement du temps de travail dont la remise en cause des 35h, l’affaiblissement de la protection sociale par les déremboursements et les franchises médicales, participent à cette dégradation.

La situation devient particulièrement inacceptable en matière de salaires et pouvoir d’achat. Les hausses de prix se multiplient (logement, alimentation, énergie, transport…) mais les salaires et pensions ne suivent pas et donc sont amputés. Le patronat se refuse à ouvrir de véritables négociations salariales lorsqu’il n’y est pas contraint par des actions syndicales.

La situation est maintenant tendue pour de nombreux salariés et leurs foyers, elle appelle des mesures d’urgence, des mesures concrètes.

Le pouvoir d’achat des retraites est aussi mis à mal par les effets des réformes des années passées. De nouvelles menaces se profilent pour l’ensemble des salariés dans la foulée de l’offensive en cours contre les régimes spéciaux de retraite.

Tous ces éléments génèrent une insécurité sociale grandissante. Celle-ci est d’autant plus insupportable que les préconisations du Medef trouvent des relais puissants du côté du gouvernement et du chef de l’Etat.

Ainsi, le fameux slogan de ce dernier : «travailler plus pour gagner plus» se traduit maintenant pour les salariés en «travailler plus, plus vieux et pour gagner moins ».

Dans un tel contexte, la CGT entend assumer ses responsabilités et mettre tout en œuvre pour permettre aux salariés de porter syndicalement et unitairement leurs revendications sociales. Dans les secteurs privés et publics, l’urgence est à la mobilisation des salariés, des privés d’emploi et des retraités.

Dans tous les secteurs professionnels, la CGT appelle l’ensemble des salariés, retraités et privés d’emploi à s’engager partout dans la bataille pour l’augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.

Pour favoriser une dynamique revendicative puissante, la CGT propose de construire, dans l’unité syndicale, une mobilisation interprofessionnelle début février pour la revalorisation des salaires et des pensions, la défense du pouvoir d’achat dans les secteurs privés et publics.

De la même façon, la CGT estime indispensable de construire rapidement une démarche commune des organisations syndicales permettant d’engager de larges mobilisations dès ce premier trimestre 2008 pour la défense des retraites et la pérennité du système par répartition.

Les restaurants du CECP

Une augmentation des tarifs des restaurants de 1,60% pour les salariés ne serait acceptable qu'avec un engagement clair de la Direction d'augmenter sa subvention, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui !

Activité et résultats financiers prévisionnels pour 2007

Le 29 juin dernier, une motion unanime des élus exigeait une rallonge budgétaire 2007 de la part de l'entreprise. Nous avons appris que cette initiative avait permis d’obtenir un supplément de 150.0000 € permettant ainsi un équilibre relatif des comptes en 2007.

Néanmoins, la part de la subvention de l'entreprise dans les recettes baissera encore pour l'année 2007, elle sera de 51.39% contre 52.37% en 2006 (58% en 2003).

Productivité accrue du Personnel des restaurants, choix délibérés de denrées de médiocre qualité et hausses des tarifs des convives ont permis ce désengagement progressif de la Direction avec la coopération des gestionnaires du CECP.

Il faut inverser cette tendance et exiger de la Direction une participation digne d’une entreprise qui se veut "éthique et responsable" !

Budget prévisionnel 2008

Compte tenu d’une inflation prévue de 7% sur les denrées alimentaires, un écart négatif d’au moins 394.000 € est probable. Pour l'amortir un tant soit peu, les gestionnaires du CECP propose d’augmenter les tarifs des restaurants de 1.60% au 01.01.2008 et "d’attendre" ensuite le bon vouloir de la Direction. La CGT a rappelé que si une augmentation des tarifs est demandée aux salariés, il convient de connaître préalablement l’engagement financier de la Direction pour 2008.

Lors de la séance plénière du 18 décembre, celle-ci nous a indiqué que sa position sur ce sujet ne sera prise qu’en début 2008, les élus CGT, rejoints par les élus FO et CFTC ont donc refusé d’appliquer cette augmentation des tarifs au 1 janvier 2008 dans l’attente des engagements précis de la Direction !

Cette augmentation n’interviendra pas dans l’immédiat, en effet la délégation CFDT n’étant pas au complet, les élus CFDT et SNB favorables à cette augmentation sans contrepartie n’ont pu totaliser une majorité à cet effet.

Travaux de réhabilitation prévus en 2008

Des travaux permettant une optimisation de l'espace dans le restaurant Saint Fiacre viennent de débuter.

La réfection totale du restaurant Thérèse occasionnera la fermeture de celui-ci pendant plusieurs mois, d’où une recherche nécessaire et rapide d’alternatives de substitution permettant une restauration des salariés du secteur Antin.

Pour conclure

Nous avons rappelé aux gestionnaires du CECP que les restaurants accueillent pour près de la moitié des convives dépendant du CEPAC et qu’il convenait en conséquence que ce comité, ses élus, soient partie prenante dans la gestion de ces restaurants sous une forme à définir…

Déménagement BFI LSI à St Denis

La Direction a annoncé aux salariés en décembre sa volonté de transférer à Saint Denis une bonne partie des effectifs de BFI LSI, le but avoué étant de réduire de moitié les coûts immobiliers..

Dans un message envoyé de Londres la Direction de BFI détaillait son projet en le présentant comme une décision déjà prise. Mesure phare que nous avons retenue dans les mesures d’accompagnement et de compensation des désagréments de ce transfert : des boissons gratuites.

Et ce Monsieur présentait l’opération comme celui d’un modèle d’entreprise citoyenne… Tout cela a fait l’objet d’une information spécifique de la CGT aux salariés concernés que nous tenons à votre disposition.

Toujours est-il que nous avons rappelé à la direction que nous n’étions pas à Londres mais à Paris et que n’en déplaise à M. Pebereau et Sarkozy, nous disposons toujours d’un Code du Travail et que face à un tel projet les salariés et leurs représentants ont des droits et nous entendions bien les faire respecter.

La DRH groupe n’a pu qu’en convenir et le dossier doit être présenté au CECP lors de la séance du 24 janvier en vue d’une information et d’une consultation où nous comptons bien faire valoir l’intérêt des salariés.

Détournement du droit au DIF

(droit individuel à la formation)

Ne vous laissez pas abuser !

Les salariés devront restés vigilants et s’assurer que BNPPARIBAS ne dénature pas le DIF en les incitant à l’utiliser pour une formation qui relève de l'entreprise.

En effet de nombreux collègues nous ont alerté sur les pratiques de nombreuses hiérarchies qui donnent un caractère obligatoire à la prise de leur DIF pour des formations qui devraient être du ressort de l'entreprise. La Direction générale affirme pourtant que ce ne sont pas les consignes qu'elle a données.

La CGT a signé l’accord de branche relatif au DIF car il présentait une réelle avancée pour le droit individuel du salarié à la formation. En revanche, elle a refusé de parapher l’accord d’entreprise qui restreint la portée du DIF en le limitant au programme de formation définit par l’entreprise.

Pourtant les dispositions de l’accord de branche AFB (qui est normatif et donc d’application directe à BNP Paribas) traite de la question d’éligibilité des actions évoquent cette liberté de choix. Ainsi, dans le chapitre consacré aux modalités de mise en œuvre du DIF : « … afin d’aider le Salarié à choisir librement une action de formation dans le cadre de son DIF, l’entreprise peut mettre à disposition une liste non exhaustive d’actions éligibles à ce titre… ».
Nous incitons nos collègues à faire valoir ce droit !

Petit rappel

Le DIF est constitutif d’un droit puisque qu’à l’initiative du seul salarié.

Création de la loi du 04/05/2004, le DIF permet aux salariés titulaires d’un contrat de travail à durée indéterminée, à temps complet ou à temps partiel ; d’un contrat de travail à durée déterminée, de pouvoir se constituer un capital d’heures de formation.

Calcul des droits

Ce crédit de 20 heures par an pour un emploi en CDI et au prorata de la durée de travail pour un temps partiel, peut être cumulé pendant 6 années au maximum dans la limite de 120 heures.

Modalités et domaines d’utilisation

La formation «DIF» permet de suivre des actions de qualification, de promotion, d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances. Ainsi, il est envisageable de recourir au DIF pour l’obtention de pré-requis nécessaires à certaines formations ou pour l’établissement d’un bilan de compétence, voire une action de validation des acquis de l’expérience.

Le principe qui régit l’utilisation du droit à DIF est le suivant

Le salarié peut l’utiliser à son initiative mais avec l’accord de l’employeur

Secte et formation BNP Paribas

C’est pas ma faute à moi !

Quelques faits pour rappel

Depuis 10 ans, un formateur aux pratiques « bizarres » sévissait au centre de formation de Louveciennes sous couvert de divers séminaires dont l’un appelé Dynamique Professionnelle. Nous découvrons le pot aux roses, et après avoir alerté la Miviludes (Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaire) et la direction de BNP Paribas le 28 février dernier, nous attendions une réaction de cette dernière…

La Miviludes nous communiqua les résultats de son enquête, qui concluait sur un risque et invitait la direction de BNP Paribas de surveiller ce formateur.

La réponse officielle du directeur des Ressources Humaines, Fréderic Lavenir nous parvenait enfin début juillet :

«Dans cette attente, nous avons décidé d’exercer une surveillance particulière sur le déroulement des sessions de formation à venir en y faisant participer à titre d’observateur , de façon systématique, un formateur BNP Paribas»

«Nous avons décidé, par mesure de précaution, de réaliser une étude sur le ressenti et la satisfaction à l’égard du séminaire.»

«Nous sommes intervenus auprès du GRETA […] et nous lui avons demandé de prendre sans attendre les dispositions nécessaires».

«Il convient de rappeler que cet animateur n’est ni salarié de BNP Paribas ni même un de ses prestataires directs».

La réponse de la direction de BNP P est plutôt timorée. Il est étonnant que BNP Paribas ne diffuse pas une information auprès de tous les salariés passés entre les mains de ce formateur (d’après nos calculs, plus d’un millier de salariés).

Et encore plus étonnant BNP Paribas rejette toute responsabilité en la transférant sur le GRETA de Paris par qui le service formation est passé depuis 10 ans.

D’autant plus troublant que ce formateur a été salarié de l’AFB, le syndicat patronal de la Banque, et qu’il se présentait aux salariés comme étant un ami personnel de plusieurs RH de BNP Paribas.

Nous aurions pu en rester là… mais le problème, c’est que le séminaire «Dynamique professionnelle» continue à Louveciennes, sans que l’on sache ce qu’il y a dans ce séminaire, ni par qui il est assuré malgré nos demandes.

Nous avons demandé l’information de tous les salariés passés par ce séminaire, la possibilité d’un suivi par les membres du comité d’entreprise, comme la loi le prévoit, sur cette formation et sur les formations dispensées chez BNP Paribas.

Visiblement, la Direction rechigne à faire la clarté sur cette affaire et à en tirer les conséquences. On peut pourtant s’interroger :
Qu’ont donc à faire dans une formation dans la banque l’eneagramme », la « PNL », « l’hypnose ericksonnienne » et autres « constellations systémiques ».

Pourquoi et dans quelles conditions la Direction a-t-elle trouvé son compte dans tout cela puisque c’est elle qui a payé pendant 10 ans et que cela continuerait encore sans notre intervention et celle de la MIVILUDES.

Les «résultats» étaient-ils à la hauteur de la facture ? Et pourquoi rechigne-t-elle également à laisser les salariés utiliser les outils de formation que la loi et/ou les accords interprofessionnels prévoient pour que ceux-ci s’approprient leurs formation : bilans de compétence, VAE (validation des acquis de l’expérience), parcours de professionnalisation, DIF (Droit individuel à la Formation)… ?

Si vous avez suivi cette formation, n’hésitez pas à nous contacter !!!

Banque Privée Anjou

C’est la nouvelle dénomination de Dexia Banque Privée France qui a été rachetée par BNP Paribas en 2007 et qui a été intégrée à BNP Paribas SA au 1er janvier.

Au passage il est prévu que les effectifs soient réduits des deux tiers !

Le CECP a été consulté sur ce projet en décembre. Compte tenu de ces réductions d’effectifs et de l’incertitude qui pèse sur les reclassements (il est notamment prévu 45 reclassements à OAV, secteur où la Direction veut réduire d’un millier les effectifs) la délégation CGT s’est prononcée contre ce projet.

D’autant que de nombreux problèmes sont en suspens : maintien des droits des salariés transférés en vertu de l’article L-122 du code du travail notamment en matière de prévoyance et de temps de travail, volonté de la Direction de ne pas appliquer à ces salariés une partie des mesures salariales déjà bien minces prévues dans l’accord salarial 2008, etc….

La Direction a tenté de faire avaliser par le CECP la dénonciation des usages en vigueur à Banque Privée Anjou. La CGT a mis en échec ce projet qui n’était pas recevable juridiquement car ces salariés ne faisaient pas encore partie de BNPP SA.

Nul doute qu’elle va récidiver lors de la séance du 24 janvier. Le cadeau de bienvenue de la Direction à ces salariés !

BNPP Arbitrage

Des nouvelles d’Anne

Nous vous avions relaté les tribulations d’Anne, salariée de BNP Paribas SA et Opératrice de marché à BNP P Arbitrage, à qui la Direction avait refusé sa réintégration dans son poste lors de son retour de congé maternité.

La Direction avait été lourdement condamnée par la Cour d’appel de Paris et non contente de ce jugement s’était pourvue en cassation. Mal lui en a pris puisque BNP Paribas et BNP P Arbitrage ont été déboutées.

Nous attirons l’attention des salariés de BNPP Arbitrage sur un des attendus du jugement qui, émanant de la cour de Cassation, fait jurisprudence :
«Attendu qu’ayant constaté que la rémunération variable versée à la salariée sous forme de bonus annuel dont le montant était fixé discrétionnairement par l’employeur en fonction des résultats de l’entreprise et du métier de la salariée sous forme de bonus annuel ainsi que de l’appréciation de ses performances, n’était pas considérée par l’employeur comme un élément du traitement conventionnel , la cour d’appel a exactement décidé que ce bonus ne pouvait être inclus dans la rémunération de la salariée afin de vérifier le respect du salaire minimum garanti par l’accord d’entreprise (NDLR accord BNPP arbitrage du 28 décembre 2000) que par ce seul motif elle a légalement justifié sa décision»

Il en résulte donc que tout salarié qui constaterait que sa rémunération hors bonus est inférieure au salaire minimum correspondant à sa situation peut légitimement réclamer un rattrapage sur cinq ans, (délai de prescription).

Nous sommes à la disposition des personnes intéressées

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