Délégation Nationale
Intégration de FORTIS
Dans le monde d’une banque qui ne change pas ses habitudes…
Les synergies
Chiffrées à l’origine du projet industriel à 500 M€ annuelles, la Direction compte aujourd’hui sur 900 M€ de synergies par an.
L’emploi
1.378 Salariés subsistent chez FORTIS après un plan social qui a déjà supprimé 250 emplois.
603 Emplois sont estimés pour faire face à la charge de travail liée à l’intégration de FORTIS, selon les normes organisationnelles de BNP Paribas
775 Emplois vont donc passer à la trappe à l’occasion de cette réorganisation, essentiellement en Ile de France
Une Direction optimiste
Fidèle à ses habitudes, la Direction s’est livrée à une communication politiquement correcte :
Fort d’un turn-over estimé par la Direction à 5.700 collègues en 2 ans, celle-ci se déclare optimiste pour reclasser les 775 salariés dont l’emploi va être supprimé.
- Une offre d’emploi réservée serait proposée à chaque salarié de FORTIS,
- Si un emploi n’était pas identifié rapidement, une mission serait confiée en attente d’une affectation,
- Si l’emploi réservé n’était pas acceptée par le salarié, une solution acceptable par ce dernier serait recherchée…
Devons-nous partager cet optimisme ?
Quelques faits sont là pour étayer nos doutes :
Par exemple une réorganisation à CETELEM qui avait laissé des salariés sur le bord de la route.
Plus récemment, le rachat du compartiment banque privée de DEXIA, pour lequel nombre de salariés ont quitté l’entreprise, eu égard à la déqualification des reclassements proposés…
Dernière en date, en 2008, une réorganisation chez BNP Paribas Lease Group, avec la suppression de 138 emplois, pour lesquels le turn-over de 5.000 salariés à BNP Paribas, laisse encore de côtés une trentaine de salariés.
Ces derniers, s’ils ne sont pas reclassés avant le 31 décembre, devront faire une demande de départ volontaire contre leur gré afin de pouvoir bénéficier des mesures d’accompagnement prévues dans l’accord GPEC, ou bien être licenciés au 01/01/2010 à défaut d’une mobilité groupe BNP Paribas qui semble bien compromise.
N'oublions pas non plus les réorganisations internes à BNP Paribas, ou des collègues rattachés à Opérations Après Vente, dont le site est fermé se sont vu proposer des reclassements sur des sites… devant fermer dans les 2 ans qui suivent !
Une banque socialement responsable ?
Rappelons nous qu’à l’origine, la reprise de FORTIS était qualifiée d’une bonne opération en l’état !
Alors, en pleine crise économique, casser l’emploi de plus de 50% tout en augmentant les économies réalisées de 80%...
- Les Direction locales peinent à organiser un accueil convenable de la clientèle dans les agences, par manque d’autorisation d’effectifs.
- BNP Paribas clame être en position d’offre de crédit, pour soutenir l’économie réelle. Dans le même temps, c’est à un véritable parcours du combattant que doivent se livrer les salariés, dès qu’il s’agit de mettre en place un crédit immobilier, un crédit aux professionnels et entrepreneurs…
- …Bien que des salariés de l’après-vente soient sollicités pour venir travailler 6 jours sur 7, et qu’il est également fait appel à l’intérim.


