Dimanche 08 01 2010
   
Texte

A suivre Fevrier 2009

Vous aimez la neige ? C'est beau, c'est blanc…

Nos collègues de la région marseillaise ont "ramé" pendant 3 jours eu égard aux conditions exceptionnellement dures et paralysantes de déplacement, ne se verront rien offrir d'autre que l'application pure et simple de la règle consistant à créditer toute journée faite partiellement à hauteur de 7h48. Tant pis pour ceux qui n'ont pas pu se déplacer du tout !

Alors que BNPP a eu la décence de faire du 50/50, une centaine de nos collègues devront prendre sur leurs congés pour remettre leurs compteurs horaires à niveau.
Or, la Direction sait pertinemment qu'ils feront consciencieusement tout pour rattraper le retard pris bien involontairement dans leur travail, voire en heures de dépassement de compteur généreusement écrêtées en fin de mois : tout bénéfice pour BPLG !! Tous ces efforts seront comme d'habitude récompensés par de copieux remerciements et de beaux discours sur la qualité des salariés…

Oui, la Direction aime la neige, au point pour la DRRH d'aller la goûter avec le C.E. au week-end organisé la semaine suivante en compagnie de représentants du personnel n'ayant pas levé le petit doigt pour défendre leurs collègues. Qui a parlé de solidarité ?

Les désagréments hivernaux continuent de plus bel…

Et de nombreux salariés de BPLG ont été touchés par la tempête et les inconvénients qui en ont découlés en majorité sur le sud-ouest de la France.
Nous marquons ici toute notre sympathie et tout notre soutien à tous ces collègues qui peuvent compter sur la CGT pour les défendre au sein des instances comme nous l'avons fait jusqu'à présent sur tous les sujets requérant notre engagement à leurs côtés.
Comment va réagir notre Direction ? A coups de belles paroles comme à son accoutumée, de solides remerciements et de grandes phrases d'encouragement : pourquoi ferait-elle plus ? Les assureurs sont mobilisés sur le sujet, non ?!
Peut-être un prochain week-end de glisse pourrait-il être organisé pour permettre à la DRH de goûter également au plaisir de l'eau ….

Quand la DRRH confirme les propos de la CGT

A la lecture du P.V. du C.E. du 17 octobre 2008, on ne peut manquer de lire en P.9 que la DIRECTION est accusée de mentir, et que Mme DEPARDON, dans sa réponse en P.10, estime “inacceptable que la DRRH soit accusée de mentir”.
Pas un mot de dénégation de la part de M BISMUT…Selon l’adage “qui ne dit mot, consent”, nous vous laissons le soin d’en tirer toutes les conclusions qui s’imposent…

BPLG Dévoile son top

L’ordre du jour du CE du 16/01/09 prévoyait une information / consultation du Comité d’entreprise sur le “ projet d’organisation de BPLG en divisions ou International Business Lines (IBL) ”. De quoi s’agit-il ?

Pour la Direction, il ne s’agit pas d’un nouveau projet mais plutôt d’une “nouvelle vision”. Les slides qui accompagnaient la présentation montrent en effet l’émergence d’une nouvelle IBL, Retail & Industry, qui regroupe l’immobilier, les financements moyen terme des actifs industriels médicaux et agricoles, et le leasing des clients des banques de détail BDDF et BNL.
Pour le reste, “rien ne change mais tout change” comme aime à le souligner Ph Bismut. Chaque IBL aura son propre business plan et son propre compte de résultat avec à sa tête un “ desk ”, comprenez un Comex, qui pilotera l’activité sur chaque “ site pays ”.
En ce qui concerne précisément les pays, une ligne de partage sépare désormais le groupe du G6 d’Europe de l’Ouest (Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, France, Italie) qui sont – ou seront – intégrés sur la plateforme unique SIELE, des autres “ petits ” pays (Inde, Ukraine, Autriche, Hongrie, Pologne, Roumanie, Grèce, Turquie, Portugal, Pays Bas) où la fonction de Directeur Général pays disparaît au profit d’une Direction Internationale qui opérera sous délégation des IBLs.

A ce stade des organigrammes, seul le top management est concerné par ce projet avec, comme toujours, les gagnant et les perdants. On note l’arrivée de trois nouveaux managers venus d’horizons divers (direction informatique, grandes relations internationales, BDDF Groupe d’Ivry sur Seine) et qui participeront au “ nouveau positionnement de l’autorité ” dans le groupe BPLG.
Car en effet, une des raisons à ce mini remaniement ministériel c’est aussi, nous confie Ph Bismut, la nécessité pour les responsables opérationnels de mieux travailler ensemble sans être en permanence “ au four et au moulin ”. La crise étant passée par là, il est nécessaire, aux dires de la Direction, de redéfinir le rôle de chacun afin de mieux profiter de la reprise qui arrivera à un moment ou à un autre. “ Autant se mettre en ordre de marche quand on est encore en forme ”…
Cette réorganisation n’a pas de conséquence sociale précise le document de présentation. Il eut été surprenant qu’un cadre de direction se voit contraint à une mobilité géographique, une suppression de poste ou un départ volontaire.
On peut néanmoins s’attendre à tout et craindre qu’après nous avoir dévoilé son “ haut ” (organigramme), la Direction n’enlève le “ bas ”.

Déclaration CGT
Sur le point n° 3 de l'ordre du jour du CE du 16/01/2009

Le projet de réorganisation qui nous est présenté aujourd’hui représente, en quelque sorte, un “ ajout de lot ” au projet BPLG 2010. La Direction prétend qu’il n’a aucune conséquence sociale. Compte tenu que seule une vingtaine de personnes sont concernées d’une part, et d’autre part, de la position des intéressés à la tête de l’entreprise, il eût été surprenant qu’ils fussent concernés par une mobilité géographique contrainte avec regroupement sur une plateforme, une suppression de poste voire un départ volontaire.

Pourtant il y a fort à parier que, à l’instar du projet “père” d’origine, des conséquences sociales il y en aura bel et bien à ce projet de réorganisation et qu’elles apparaîtront plus tard, aux étages inférieurs de la pyramide hiérarchique.

Car de quoi s’agit-il exactement ? Il s’agit ni plus ni moins, à nos yeux, du prochain démantèlement de BPLG SA, ce que d’aucuns appelleront une vente par appartements. Pour la CGT en effet, la poursuite de ce que la Direction appelle “la verticalisation”, au-delà même de la photographie initiale proposée dans le projet BPLG 2010, augure une future “ horizontalisation ” des activités de BPLG dans son périmètre actuel, c'est-à-dire un resserrement sur un cœur de métier si étroit et si mince que sa probable “ disparition ” n’en paraîtra que plus anodine.

Aussi, dans l’attente – sans impatience - des prochains épisodes de ce nouveau feuilleton organisationnel que nous propose la Direction, nous ne pouvons, à ce stade, qu’émettre un avis critique sur ce projet d’organisation de BPLG en “divisions” qui, à terme, nul ne peut en douter ici, provoquera la casse sociale que la CGT redoute.

Sans illusion ni résignation, mais non sans tristesse.

Le combat exemplaire de Jean-Claude BOUCHARD

l’Inspection du Travail refuse purement et simplement sa mise à la retraite

Ainsi donc le droit est possible à BPLG. A l’issue d’une bagarre de plusieurs mois qu’il a menée tant contre la DRRH que contre certains représentants du personnel de BPLG, l’Inspection du Travail vient de notifier à Jean Claude Bouchard sa décision suite à sa mise à la retraite à l’initiative de l’employeur.
Et cette décision nous va bien : l’Inspection du Travail refuse purement et simplement sa mise à la retraite !
Les motifs invoqués sont éloquents. On se reportera à la lettre de l’I.T du 06/01/2009 que nous reproduisons intégralement dans notre espace NODUS (BPLG France >Organisations Syndicales>CGT). Elle mérite quelques explications.

Le contexte juridique :

Si l’accord de branche du 29 mars 2005 permet la mise à la retraite, à la seule initiative de l’employeur, des salariés remplissant les conditions d’ouverture de leurs droits à une pension à taux plein, il ne s’agit en aucun cas d’une obligation. En d’autres termes, le départ à la retraite d’un salarié doit être envisagé d’un commun accord, prenant en compte, notamment, des situations individuelles (divorce, veuvage, engagements financiers divers, etc…) susceptibles de différer la date de départ envisagée par la DRRH.
En outre, l’accord stipule que la mise à retraite d’un salarié doit se faire loyalement. C’est la raison pour laquelle une Commission de Recours Paritaire de la Banque a été mise en place afin de statuer sur les éventuels “ excès de zèle ” des employeurs toujours à la recherche de suppressions d’ETP.
On sait par ailleurs que de nouvelles dispositions légales depuis 2005 permettent, pour ceux qui le souhaitent, de bonifier leur taux de pension de retraite pour les années d’activité professionnelle cotisées au-delà de 60 ans.
Précisons enfin que le relevé de carrière, pièce indispensable pour justifier la mise à la retraite d’un salarié, est un document personnel et confidentiel et qu’il bénéficie, à ce titre, de la protection que lui accorde la loi Informatique et Liberté (clause CNIL).

Un combat incompris :

Beaucoup de salariés de BPLG se sont étonnés de la longueur des débats lors de la présentation au Comité d’Entreprise du 17/10/08 du projet de mise à la retraite de Jean Claude Bouchard. Il est vrai que pour une fois, la Secrétaire du C.E n’a pas pratiqué la censure habituelle des propos des élus CGT, qui donnèrent lieu de la part de sa majorité à de magnifiques réparties (la phrase sur “ le traitement privilégié demandé par un élu ” est à reprendre dans tous les manuels d’histoire sociale de BPLG).
Nombre d’entre eux n’étaient sans doute pas loin de penser que le statut de salarié protégé avait du bon puisqu’il permettait de s’abstraire des contraintes imposées à l’ensemble des salariés.
Bien entendu il n’en est rien. L’Inspection du Travail le rappelle opportunément en validant dans sa notification de refus, tous les arguments que nous avions mis en avant. Il s’agit là ni plus ni moins de la simple reconnaissance du droit pour tous les salariés.
En effet, il est mentionné que l’entreprise ne peut se prévaloir d’une estimation des conditions d’obtention d’une pension de la Sécurité sociale à taux plein (nombre de trimestres cotisés) pour mettre à la retraite d’office un salarié. Et que l’astuce, certes habile, de la Direction consistant à dire que si lesdites conditions n’étaient pas remplies la mise à la retraite serait remise en cause, est absolument illégale. A contrario, renchérit l’Inspection du Travail, un tel argument démontre que l’estimation de la Direction est fausse, par conséquent nulle et non avenue. CQFD.

Retour à la case départ :

Après un avis unanime négatif de la Commission Paritaire de la Banque (28/08/08), après un refus ferme de l’Inspection du Travail, que ferait selon vous une DRRH raisonnable ? Elle prendrait langue avec l’intéressé et chercherait à dégager un compromis sur une date de départ, me direz-vous, comme cela se pratique à la maison mère BNPP lorsqu’une mise à la retraite d’un salarié protégé est envisagée.
Mais que fait la DRRH de BPLG ? Elle vient d’adresser une mise en demeure à Jean Claude Bouchard lui demandant de fournir son relevé de carrière ! Autrement dit, elle persiste dans son erreur.
Après l’abus de droit, le recours à la manière forte. Machiavel a trouvé son maître.
Affaire à suivre !

La CGT une force à vos côtés !

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