LICENCIEMENT A BPLG
LA DRRH MONTRE LES DENTS
Ses 31 ans de bons et loyaux services à BPLG n’auront pas pesé lourd : le 16 novembre prochain, notre collègue Jean Luc Didier sera licencié pour "insuffisance professionnelle".
PAS DE PITIE, PAS DE PARDON
Une machination méticuleusement montée de toute pièce, un traquenard dans lequel Jean Luc a le sentiment d’être tombé depuis son rattachement au SALC Assurances à Puteaux, en octobre 2006.
- 31 ans d’ancienneté mis à mal en à peine 24 mois pour se retrouver, à 53 ans, au chômage sans même pouvoir quitter dignement l’entreprise à laquelle il a tant donné.
- Au chômage à 53 ans, lui qui a fait toute sa carrière ou presque à BPLG, filiale d’un des tout premier groupe bancaire au monde, BNP Paribas, 1ère banque en Europe mais qui n’est pas foutue en France de lui proposer un autre poste de travail mieux adapté à ses compétences.
- Au chômage à 53 ans en pleine crise financière dont les banques sont à l’origine (sauf BNPP bien entendu, “peu exposée” !) et dont l’impact sur l’économie réelle se traduit en une pluie d’annonces de suppressions d’emplois au moment où le taux de chômage en France vient de faire un bond spectaculaire.
ACE : ACTION DE COMBLEMENT DES EFFECTIFS
- Licencié pour insuffisance professionnelle - une première à BPLG ! – après le passage de la méthode ACE dans son service où la productivité est désormais totalement “sous contrôle”.
- Licencié faute de ne pas aller aussi vite que la “ moyenne du service ”.
- Licencié sans formation, sans accompagnement, sans prise en compte réelle de ses difficultés, sans écoute à ses demandes, sans alternative. Licencié sans autre forme de procès.
- Licencié pour insuffisance professionnelle alors que l’entreprise est engagée dans un vaste plan de restructuration qui va supprimer 138 postes de travail dont une centaine à Puteaux d’ici fin 2009 et pour lequel 18,5 millions d’euros ont été provisionnés.
Mais rien n’y a fait : Jean Luc est licencié comme un malpropre lui qui n’a jamais été frondeur, n’a jamais élevé la voix, lui dont la gentillesse et l’altruisme sont unanimement reconnus à Puteaux comme en province.
COLERE ET DETERMINATION
Jean Luc Didier n’est pas abattu, loin s’en faut, mais il a besoin de nous. Car la CGT ne laissera pas faire cette ignominie sans réagir. Nous appelons tous les salariés de BPLG à se mobiliser contre ce licenciement abusif.
Demain, des actions seront organisées, à Puteaux, en région. Nous demanderons à nos collègues syndicalistes de se joindre à nous.
Le combat de Jean Luc Didier, c’est aussi le vôtre. Ensemble, dénonçons l’arbitraire, la pression permanente sur les objectifs, la dégradation de nos conditions de travail, le stress pour tout “ bien être ”.
Jean Luc Didier ne doit pas être le 1er de la liste. Pourtant son cas n’est pas unique. Ensemble, battons-nous pour que le travail, notre travail, soit reconnu et que chacun, quel que soit le poste qu’il occupe, soit respecté dans sa fonction.
LA CRISE EN QUESTION
Que se cache-t-il réellement derrière ce qu’il est convenu d’appeler sans langue de bois une crise financière grave ? Et grave pour qui, au fait ?
Pour les spéculateurs ? Que nenni, ils tireront leur épingle du jeu en criant au loup et se faisant renflouer par des Etats capables de trouver des milliards d’euros d’un claquement de doigt à cette occasion, alors que les secteurs en réelle difficulté depuis des mois, voire des années, mais ne générant pas de profits (scolarité, santé, retraites, logements sociaux, développement de transports publics transversaux…) doivent se contenter de miettes.
Non, ceux qui vont payer sont éternellement ceux qui sont déjà ponctionnés : salariés, petits épargnants…
A BPLG, filiale de la “1ère banque européenne de dépôts” !!, nous vivions chaque année dans l’espérance d’un intéressement compensant un manque criant d’augmentations salariales. Eh bien ! pour cette année 2008, le nouvel accord d’intéressement signé par CFTC-FO et CFDT permettra de distribuer 0 + 0 = 0. Tout simplement dans une saine logique de “ privatisations des profits ” mais de “ nationalisation des pertes ” : servir généreusement les actionnaires des profits générés par le travail des salariés de l’entreprise, mais serrer la ceinture de ces derniers quand la distribution risquerait de spolier les premiers.
Maintenant, pas de panique, comme vous avez pu le constater dans de nombreux médias, on vous apprend à consommer malin en apprenant à dépenser moins…et donc, qu’il n’est plus besoin d’augmenter les salaires ou de distribuer davantage à travers intéressement et /ou participation.
Notre DRH a bien compris la leçon : elle propose à une salariée de lui trouver un logement moins cher (tant pis si cela rompt des liens de voisinage, si la distance est plus longue, si le quartier ne convient pas…) pour compenser une perte importante de revenus, du fait d’une mise à la retraite obligatoire en application de l’accord de branche de 2005.
Mieux, Elle diminue les frais généraux et économise sur le budget dédié à l’enveloppe “ volontariat au départ ” dans le cadre de BPLG 2010, en se débarrassant d’un employé en le licenciant pour … insuffisance professionnelle !!
Ce n’est pas la première fois que nous sommes appelés à épauler des collègues licenciés, principalement pour des fermetures d’agences, sur un critère économique qui reste de toute façon inacceptable pour notre organisation.
Mais cette nouvelle forme de rejet de salariés de plus en plus considérés comme des "kleenex" par une nouvelle Direction dédiée, nous n’en doutons pas, à effectuer un grand nettoyage à moindre frais, ne doit laisser personne indifférent.
Ne les laissons pas jouer d’une exploitation de la peur : stress, harcèlement, pressions diverses qui mèneraient chacun individuellement vers cette forme de licenciement encore plus abjecte du fait de ce terme d’“insuffisance” qu’elle met en exergue. Comment accepter que des collègues de notre Entreprise soient jetés de cette façon dégradante ?
Nous vous appelons à faire connaître votre désaccord, en vous invitant à signer la pétition que nous mettons à votre disposition ci-dessous.
En la signant massivement vous pouvez sauver des emplois et des postes, donc des collègues…peut-être vous.
Il faut se serrer les coudes dans le combat pour la sauvegarde des postes de travail, contre une Direction qui se débarrasserait volontiers de ses “chers” collaborateurs (en terme de salaire) si aucune réaction ne se produisait devant ce cas inadmissible.
Plus que jamais la solidarité doit être le mot d’ordre.
Pour que demain vous ne soyez pas à votre tour solitaires dans votre combat, sautez le pas en bougeant… juste une lettre… pour devenir solidaires!
TOUS CONTRE LE LICENCIEMENT POUR INSUFFISANCE PROFESSIONNELLE DE JEAN LUC DIDIER
PETITION (à renvoyer à M.DRABLA Nasser au Métropole MP+0 - Service Courrier)
NOM
Prénom
SIGNATURE
Rejoindre la Cgt

BP Lease Group
Contacts BPLG
-
Délégués du personnel
Jean Claude BOUCHARD
01 41 97 32 27
Yvan CLAIRET
01 41 97 20 88
Michèle DESMOULIN
05 62 72 93 28
Nasser DRABLA
01 41 97 11 15
Annick L'OLLIVIER
01 41 97 18 78
Angelita MANCEBO
04 91 39 73 56 -
Elus Comité d'entreprise
Jean Claude BOUCHARD
01 41 97 32 27
Yvan CLAIRET
01 41 97 20 88
Nasser DRABLA
01 41 97 11 15
Jocelyne LEIBENGUTH
01 41 97 15 04
Annick L'OLLIVIER
01 41 97 18 78
Angelita MANCEBO
04 91 39 73 56
Représentante syndicale
Michèle DESMOULIN
05 62 72 93 28 -
Membres du chsct
Michèle DEFLENNE
04 91 39 70 56
Jocelyne LEIBENGUTH
01 41 97 15 04
Représentante syndicale
Michèle DESMOULIN
05 62 72 93 28


